OCCITANIE
06 81 74 22 70
david@coachandperf.com

Ma contribution à un article de La Dépêche

Préparation mentale

Ma contribution à un article de La Dépêche

Publié le 16/11/2020 à 05:10 , mis à jour à 08:11

Pour ce deuxième confinement, les sportifs amateurs doivent, comme au printemps, s’adapter à la situation et essayer, a minima, de limiter les conséquences négatives qu’elle peut avoir. Pratique restreinte voire nulle, absence d’entraînement et/ou de compétition, mais aussi de visibilité à court terme : les écueils sont là, avec tout ce que cela peut engendrer sur le plan physique ou mental, mais les opportunités également, que ce soit de s’améliorer ou de résoudre des problèmes sur lesquels les intéressés ont pu fermer les yeux depuis plusieurs semaines ou mois.

“Tout est au ralenti en ce moment, voire à l’arrêt, ce qui limite les choses. La problématique est liée au fait que les objectifs sont loin dans le temps et très incertains étant donné que personne ne sait quand tout va reprendre, ni de quelle manière. Il faut partir du principe que les compétitions auront lieu et essayer d’étaler un peu plus la préparation dans le temps ; on en a beaucoup, il faut l’utiliser”, explique David Ancel, préparateur mental installé à Olemps, qui suit un peu moins de sportifs présentement que d’habitude.

“Une forme d’anxiété”

Cette trêve forcée ne doit en tout cas pas donner lieu à une remise totale en question, selon le spécialiste du tir à l’arc. “Si des choses ont fonctionné par le passé, il faut les garder ou les adapter, les remettre au goût du jour, et ne pas vouloir trop en faire. Lorsque ce sera possible, il faudra reprendre les compétitions tranquillement et échelonner jusqu’à l’objectif final s’il y en a un, pour atteindre son pic de forme à ce moment-là”, éclaire-t-il, en soulignant ressentir chez certaines des personnes qu’il suit une forme d’anxiété, ce que confirme Tin Kojic, ostéopathe installé à Luc-la-Primaube. Un autre risque de la période actuelle est de voir des pratiquants accroître de façon importante leur volume d’entraînement et/ou l’intensité de leurs séances, dans une forme de dérivatif, avec comme risque, renforcé par la période automnale ou hivernale, de se blesser.

“On voit aussi des personnes plutôt sédentaires qui se remettent au sport parce qu’elles sont en télétravail ou confinées et qui se livrent à des reprises trop rapides. Il faut être progressif”, souligne Tim Kojic. “On constate cette tendance à la surcharge chez beaucoup de coureurs à pied et à terme, ils risquent de le payer, surtout s’ils ne s’hydratent pas bien ou si la prise en charge médicale, en cas de petit pépin, n’a pas lieu dès le début. Il ne faut surtout pas chercher à en faire plus qu’auparavant ou alors, y aller de façon vraiment progressive, peut-être avec l’aide d’un coach sportif, pour guider. On sent clairement qu’il y a un besoin d’air frais, notamment parce que l’on voit plus de monde qui court que d’habitude, mais il faut savoir rester raisonnable”, insiste Cyril Druilhe, kinésithérapeute installé à Rodez qui accueille néanmoins moins de sportifs en ce moment que d’habitude : “On a surtout des patients en fin de traitement, on voit moins de blessures à la suite de reprises. L’explication tient pour moi au fait que la pratique sportive en compétition étant arrêtée du fait du confinement, il y a moins de traumatologie.”